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22/05/2010

pas de douanes aux frontières

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Lavabo du Piston Pélican, bar frontalier et photolittéraire

 

 

"La photolittérature est une zone frontalière"

Capitaine Corbeau Noir alias Tieri Briet.

 


Frontière, nom féminin. XVème siècle

1213 : "front d'armée".

1. Limite d'un territoire qui en détermine l'étendue.

Borne, lisière

Dans nos frontières. Au-delà des frontières.

Par extension : limite séparant deux Etats.

Démarcation.

Parties d'un territoire avoisinant la frontière.

Confins

Frontières naturelles, constituées par un obstacle géographique.

Le Rhin, frontière naturelle entre la France et l'Allemagne.

Frontière artificielle, conventionnelle : ligne idéale, au tracé arbitraire, généralement jalonnée par des signes conventionnels (bornes, barrières, poteaux, bouées).

Poste de police, de douane installé à la frontière. Passer, franchir la frontière. "Il a été arrêté à la frontière".

Défendre, protéger ses frontières contre l'ennemi. Incident de frontière. Sans frontières : international. Médecins sans frontières.

Frontalier, limitrophe. Région, zone frontière.

No man's land. Ville frontière. Poste frontière.

2. Limite, séparation

(reculer les frontières du savoir, Aux frontières de la vie et de la mort, "rêver de choses qui sont à la frontière du possible et de l'impossible", Martin du Gard).

CONTR : centre, intérieur, milieu.

 

Le Nouveau Petit Robert, 1993

15/04/2010

Renfort

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Marie-Julie et Emilie ont rejoint l'équipe de Focale.
C'est un soulagement pour Tieri, le capitaine qui sera accompagné au quotidien par les deux nouvelles membres de l'équipage.
C'est un soulagement, surtout, pour Daniel, qui n'en pouvait plus de faire la navette entre Tieri et Edith, entre Arles et Saint Jean en Ville. C'est enfin un soulagement pour tous ceux qui trouvaient que le téléphone sonnait trop souvent dans le vide au siège des éditions.

 

Marie-Julie Peltier s'occupe de créer un site internet, un vrai, pour le bateau Où sont les enfants. Focale, bien sûr, aura une belle place sur ce site.

 

Emilie Laurent est surtout (très) occupée à accompagner la sortie des trois premiers romans de Focale. Elle fait à peu près tout ce qu'il y a à faire, c'est dire si elle en fait !

 

Quant à la petite fille qu'on aperçoit, avec un grand bonnet, sur la photo encadrée, c'est Litli. Son rôle à elle est d'insuffler une âme dans chaque livre.

 

On peut envoyer des fleurs à Marie-Julie, Emilie et Litli à cette adresse :

Editions Où sont les enfants ?

Maison des éditeurs
Atelier des roues
Cité Yvan Audouard
13200 Arles


23/02/2010

Entrevue avec John Bar-Tabak

 

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scène focalienne d'observation des poissons. Photo de John Bar-Tabak, 2010

 

 

Cher John Bar-Tabak. Vous fûtes l'un des premiers à mettre en garde Tieri Briet et l'équipe de Focale contre les poissons. Vos injonctions pressentes rencontrèrent-elles un écho ?

 

Au début, non. Briet (que les autres appelaient le capitaine) errait dans la ville et répétait "je n'ai pas Internet. Je n'ai pas Internet". Il angoissait, mais ce n'était pas de la souffrance. Au fond, il aimait assez hanter la ville et boire des cafés sur la place Berberova. Son regard alternait entre les gens de l'équipe d'Actes Sud, qui fumaient leurs cigarettes à la fenêtre du premier étage, et le Rhône où sévissaient les poissons.

 

Et les autres membres de l'équipe ?


Les auteurs et photographes étaient ailleurs. Leur création les accaparait totalement. Quant à Édith de CL, elle se baladait en permanence avec un flingue pour buter un éventuel chasseur de cerfs (elle adorait les cerfs) et n'accordait nullement d'importance à mes supplications. C'était une erreur de sa part et je suis persuadé qu'elle s'en est voulue depuis. Car les événements n'ont pas tardé à me donner raison.

 

Mais quel a été, au fond, l'impact des poissons ?


En fait, toute la question était de savoir si Arles pouvait garder son équilibre entre les arènes et le fleuve. Tu sais, Édith était totalement obsédée à l'idée que le fleuve ne prenait pas assez de place dans l'univers mental de la ville. C'était une névrose de type A-23X, qu'elle tenait de sa mère. Or, elle pensait que les poissons du fleuve seuls pourraient donner à la photolittérature et au projet Focale une envergure assez immense pour que les livres de Focale aient une longévité séculaire. C'est de là qu'est née leur progressive squatterie des bords du Rhône, pour capter l'énergie préhistorique et fluviale des poissons. Je ne peux nier que les poissons aient une capacité de donner des transes créatives, bien sûr, mais je dois avouer ce que je pense au fond de moi : Focale aurait dû s'orienter davantage vers les arènes. Je l'ai déjà dit, oralement, je vous le redis oralement en sachant que vous l'écrirez : Focale a donné un goût océanique à la photolittérature, qui n'en avait pas besoin pour être salée.

 

Propos recueillis et traduits de l'anglais canadien par Daniel Andorc'h

 

 

19/02/2010

L'âge du capitaine

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Tieri Briet, peux-tu nous parler d'Où sont les enfants ? : ce nom étrange en forme de question, les désirs que tu avais en lançant cette maison, et maintenant, les chemins que tu voudrais lui faire prendre ?


C'est une vieille histoire. Où sont les enfants ? est un nom imaginé par des enfants au cours d'un atelier d'écriture. On cherchait un nom avec un point d'interrogation. Les enfants ont fait plusieurs listes de questions, et puis il a fallu choisir celle qu'on préférait. L'atelier avait lieu dans une grange où j'entreposais mes livres et où je m'isolais pour écrire romans et scénarios. Il fallait escalader une échelle pour y accéder et ne pas avoir trop peur des toiles d'araignées ou même des chauve-souris.


Longtemps, ta vie d'éditeur a été liée à la route, aux routes de France. À quoi ressemblent les soirées, les nuits et les pensées de l'aube d'un éditeur sur la route ?


A partir du moment où il y a eu 4 livres édités (La nef des fous, Disparue, Petite brouette de survie, Histoire à dormir debout), j'ai commencé à aller voir des libraires pour leur présenter la démarche d'Où sont les enfants ?, écouter ce qu'ils pensaient de cette idée d'utiliser la photo pour raconter des histoires aux enfants. Là j'ai beaucoup appris, visité des lieux qui avaient chacun trouvé leur propre équation pour donner envie de lire aux enfants. Les libraires jeunesse sont des personnalités à part, qui ont beaucoup à raconter et j'avais plutôt envie de les écouter que de leur faire l'article sur mes propres livres. Parce qu'ils sont passionnés. Parce qu'ils défendent une idée primordiale : sans les livres, il manque une part secrète et primordiale à l'intérieur d'une enfance. Je partais avec Kiga et des livres plein le coffre. On roulait du mardi au vendredi, une semaine sur deux et pour que ces tournées ne soient pas trop coûteuses, je dormais dans la voiture ou dans mon hamac. Le soir, après la fermeture des librairies on cherchait une forêt, on ramassait du bois pour faire un feu et repartir vers une autre ville et d'autres librairies. J'ai roulé pendant deux ans et visité 240 librairies, jusqu'au jour où ça m'a semblé intenable et que nous avons confié la diffusion à Pollen.

 

Notes

L'âge du capitaine est un problème de maths très dur à résoudre

Kiga est une chienne, nommée comme la sorcière du peintre Gasiorowski

 

29/01/2010

Focale I, II & III

 

Focale s'ouvre avec trois romans, à paraître en 2010.

 

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Photo d'Estelle Dougier pour Métrodore

 

 

L'avenir,

écrit par Catherine Leblanc et photographié par Cécile Menendez.

 

Septième,

écrit par Madeline Roth et photographié par Lucie Pastureau.

 

Métrodore,

écrit par Édith de Cornulier-Lucinière et photographié par Estelle Dougier.

 

Trois titres qui cachent trois histoires baignées d'images photographiques.

 

Dans la collection Focale imaginée par l'éditeur Tieri Briet (Éditions Où sont les enfants ?), la photographie et la littérature s'épaulent pour créer des univers visuels et scénaristiques nouveaux...

Focale veut exaucer les prières d'un public qui a besoin de vrais livres d'aventures. Un public que les Anglo-saxons nomment "young adults" (entre 13 et 33 ans, et plus si affinités).

La soif et la faim de lire en images est de plus en plus grande. Il y a la Bande dessinée, qui s'est installée tout doucement, d'abord dans le mépris, puis dans l'indifférence, avant de devenir incontournable. 

Voilà maintenant venu le temps de la photolittérature.

 

Daniel Andorc'h, pour Focale