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12/04/2010

un témoignage parmi d'autres

Sur le blog du Salon de Montreuil, à qui le PS, au pouvoir dans le département, veut sucrer des subventions, on peut laisser un mot de soutien, un témoignage sur l'importance des livres pour les enfants. N'hésitez pas à aller contribuer.

 

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(Photo d'un Café littéraire à Izmir)

 

 

"Lorsqu’on se retourne sur son enfance, que voit-on ? la genèse des quêtes que nous menons dans notre vie de “grand”. Les premières peurs, les premières tendresses, les premières larmes, les premières déceptions...

Avec la croissance et l’entrée dans la vie adulte, on comprend qu’il faudra s’adapter à un monde qui ne ressemble pas au libre monde imaginaire. Les désillusions tombent peu à peu, l’une après l’autre. Violente ou douce, l'enfance est toujours baignée de merveilleux. C'est ce merveilleux que s'attache à détruire l'éducation.

Et que reste-t-il, si la littérature, le dessin, la musique nous paraissent inaccessibles ? Si la possibilité de créer et de goûter les créations ne nous ont pas été offertes ? Si l’on a pas appris à se sentir en fraternité avec les arts ?
Leur découverte à un âge avancé est hasardeuse, parce que les portes de nos cerveaux ne savent même pas qu’elles peuvent s’ouvrir. L’intimidation, l’étrangeté forment une muraille.

Les premiers livres sont des portes sur un monde incertain et à-venir. Les premières rencontres sont des dons, comme ceux que les fées, dans les contes, offrent à l’enfant sur son berceau. C’est pourquoi qu’il faut traiter tout ce qui est gratuit et non-rentable avec une grande considération : les lectures et les rencontres offertes aux enfants sont les fondations invisibles des libertés, des refuges, des certitudes intérieures qu’ils auront quand ils seront devenus des adultes.

Offrir à l’enfance la multitude des livres et des créations, c’est lui donner un échappatoire, une voie pour construire son coeur et son esprit hors des tristes zones administratives, scolaires et économiques".

 

Édith de Cornulier-Lucinière, sur le blog du SLPJ