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02/05/2010

Métrodore, note d'intention

 

Madeline Roth expliquait sont entrée dans le monde de Septième avec le billet de ce blog intitulé "Et ça parle toujours d'amour". Un autre auteur, d'un autre roman de Focale, raconte la genèse de son livre :

 

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"Une salariée marche vers la mer", par Sara

 

 

"C’était mon premier travail salarié. Je passais ma journée devant un ordinateur, dans un état de subordination vis-à-vis de mes supérieurs ; j’apprenais l’absurdité du monde « sérieux » et je comprenais que pour « réussir » dans le salariat il faudrait que je renonce, peu à peu, à toutes les libertés intérieures que j’avais prises à l’adolescence. Je vivais dans le paradoxe de voir monter, en même temps, l’approbation des autres sur ma vie d’adulte et mon angoisse de perdre mes forces vitales et spirituelles.  C’est pour conjurer le sort que je me suis mise à écrire, à écrire avant qu’il ne soit trop tard le livre de mon adolescence, celui que je ne pourrais plus écrire si j’allais trop loin dans l’acceptation de la société. J’appelai ce livre Métrodore".

Edith de CL, 27 avril 2010