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02/05/2010

Métrodore, note d'intention

 

Madeline Roth expliquait sont entrée dans le monde de Septième avec le billet de ce blog intitulé "Et ça parle toujours d'amour". Un autre auteur, d'un autre roman de Focale, raconte la genèse de son livre :

 

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"Une salariée marche vers la mer", par Sara

 

 

"C’était mon premier travail salarié. Je passais ma journée devant un ordinateur, dans un état de subordination vis-à-vis de mes supérieurs ; j’apprenais l’absurdité du monde « sérieux » et je comprenais que pour « réussir » dans le salariat il faudrait que je renonce, peu à peu, à toutes les libertés intérieures que j’avais prises à l’adolescence. Je vivais dans le paradoxe de voir monter, en même temps, l’approbation des autres sur ma vie d’adulte et mon angoisse de perdre mes forces vitales et spirituelles.  C’est pour conjurer le sort que je me suis mise à écrire, à écrire avant qu’il ne soit trop tard le livre de mon adolescence, celui que je ne pourrais plus écrire si j’allais trop loin dans l’acceptation de la société. J’appelai ce livre Métrodore".

Edith de CL, 27 avril 2010

 

23/02/2010

Entrevue avec John Bar-Tabak

 

É, T & fish.jpg
scène focalienne d'observation des poissons. Photo de John Bar-Tabak, 2010

 

 

Cher John Bar-Tabak. Vous fûtes l'un des premiers à mettre en garde Tieri Briet et l'équipe de Focale contre les poissons. Vos injonctions pressentes rencontrèrent-elles un écho ?

 

Au début, non. Briet (que les autres appelaient le capitaine) errait dans la ville et répétait "je n'ai pas Internet. Je n'ai pas Internet". Il angoissait, mais ce n'était pas de la souffrance. Au fond, il aimait assez hanter la ville et boire des cafés sur la place Berberova. Son regard alternait entre les gens de l'équipe d'Actes Sud, qui fumaient leurs cigarettes à la fenêtre du premier étage, et le Rhône où sévissaient les poissons.

 

Et les autres membres de l'équipe ?


Les auteurs et photographes étaient ailleurs. Leur création les accaparait totalement. Quant à Édith de CL, elle se baladait en permanence avec un flingue pour buter un éventuel chasseur de cerfs (elle adorait les cerfs) et n'accordait nullement d'importance à mes supplications. C'était une erreur de sa part et je suis persuadé qu'elle s'en est voulue depuis. Car les événements n'ont pas tardé à me donner raison.

 

Mais quel a été, au fond, l'impact des poissons ?


En fait, toute la question était de savoir si Arles pouvait garder son équilibre entre les arènes et le fleuve. Tu sais, Édith était totalement obsédée à l'idée que le fleuve ne prenait pas assez de place dans l'univers mental de la ville. C'était une névrose de type A-23X, qu'elle tenait de sa mère. Or, elle pensait que les poissons du fleuve seuls pourraient donner à la photolittérature et au projet Focale une envergure assez immense pour que les livres de Focale aient une longévité séculaire. C'est de là qu'est née leur progressive squatterie des bords du Rhône, pour capter l'énergie préhistorique et fluviale des poissons. Je ne peux nier que les poissons aient une capacité de donner des transes créatives, bien sûr, mais je dois avouer ce que je pense au fond de moi : Focale aurait dû s'orienter davantage vers les arènes. Je l'ai déjà dit, oralement, je vous le redis oralement en sachant que vous l'écrirez : Focale a donné un goût océanique à la photolittérature, qui n'en avait pas besoin pour être salée.

 

Propos recueillis et traduits de l'anglais canadien par Daniel Andorc'h

 

 

29/01/2010

Focale I, II & III

 

Focale s'ouvre avec trois romans, à paraître en 2010.

 

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Photo d'Estelle Dougier pour Métrodore

 

 

L'avenir,

écrit par Catherine Leblanc et photographié par Cécile Menendez.

 

Septième,

écrit par Madeline Roth et photographié par Lucie Pastureau.

 

Métrodore,

écrit par Édith de Cornulier-Lucinière et photographié par Estelle Dougier.

 

Trois titres qui cachent trois histoires baignées d'images photographiques.

 

Dans la collection Focale imaginée par l'éditeur Tieri Briet (Éditions Où sont les enfants ?), la photographie et la littérature s'épaulent pour créer des univers visuels et scénaristiques nouveaux...

Focale veut exaucer les prières d'un public qui a besoin de vrais livres d'aventures. Un public que les Anglo-saxons nomment "young adults" (entre 13 et 33 ans, et plus si affinités).

La soif et la faim de lire en images est de plus en plus grande. Il y a la Bande dessinée, qui s'est installée tout doucement, d'abord dans le mépris, puis dans l'indifférence, avant de devenir incontournable. 

Voilà maintenant venu le temps de la photolittérature.

 

Daniel Andorc'h, pour Focale