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16/03/2010

Sylvette Giet

 

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La paralittérature, c'est la littérature qui n'a pas encore passé la grande porte de la culture. C'est de la littérature populaire, lue en masse par les masses et qui ne passe pas la porte des journaux et des appartements élégants. Méprisée, elle a néanmoins laissé de grandes oeuvres et il faut rappeler combien les romans d'Alexandre Dumas étaient ignorés par la gente cultivée.

 

Dans la grande valise de la paralittérature, on peut mettre pèle-mêle la littérature enfantine, le polar, la bande dessinée, les feuilletons populaires, la littérature LGBT...

 

Il y a des années, alors jeune étudiante, j'étais allée à une conférence donnée par Sylvette Giet, quelque part dans une galerie du boulevard Saint-Michel à Paris, à l'occasion de la sortie d'un romanphoto architectural intitulé Meurtre chez les modernes.

Les auteurs de cet original romanphoto avaient convié la chercheuse Sylvette Giet à venir parler du roman photo, du feuilleton et nous eûmes la chance d'entendre une passionnante conférence, agrémentée de centaines de photos.

Madame Giet avait fait sa thèse sur les romans photos parus dans Nous Deux, parce que, nous dit-elle, elle avait retrouvé des piles et des piles de numéros de ce brillant journal dans le grenier de sa tante, si je me souviens bien. On avait fini la soirée et la conversation dans un resto vaguement grec de Saint-Sulpice.

On peut voir la liste des oeuvres publiées par cette passionnante oratrice ici ; l'auteur de La légitimité culturelle en question nous parle, à nous qui nous situons aux confins de la littérature "normale", de l'art et de la littérature jeunesse. C'est à dire, à nous qui effaçons les frontières entre les cases prévues dans les rayons des libraires, et qui participons de cette foisonnante, vivante, bigarrée paralittérature.

 

Alors nous parlerons bientôt du romanphoto architectural Meurtre chez les modernes, de Françoise Arnold et Marie-Claire Bordaz.

 

Édith