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02/05/2010

Métrodore, note d'intention

 

Madeline Roth expliquait sont entrée dans le monde de Septième avec le billet de ce blog intitulé "Et ça parle toujours d'amour". Un autre auteur, d'un autre roman de Focale, raconte la genèse de son livre :

 

édith N&B3.jpg
"Une salariée marche vers la mer", par Sara

 

 

"C’était mon premier travail salarié. Je passais ma journée devant un ordinateur, dans un état de subordination vis-à-vis de mes supérieurs ; j’apprenais l’absurdité du monde « sérieux » et je comprenais que pour « réussir » dans le salariat il faudrait que je renonce, peu à peu, à toutes les libertés intérieures que j’avais prises à l’adolescence. Je vivais dans le paradoxe de voir monter, en même temps, l’approbation des autres sur ma vie d’adulte et mon angoisse de perdre mes forces vitales et spirituelles.  C’est pour conjurer le sort que je me suis mise à écrire, à écrire avant qu’il ne soit trop tard le livre de mon adolescence, celui que je ne pourrais plus écrire si j’allais trop loin dans l’acceptation de la société. J’appelai ce livre Métrodore".

Edith de CL, 27 avril 2010

 

31/01/2010

Le monde de Métrodore

Focale III : quelques images de Métrodore

Un roman écrit par Édith de CL et photographié par Estelle Dougier

 

Métrodore1Estelle Dougier.jpg

Ferdinand

 

 

 

"J’ai besoin d’une femme qui me tende le sein
J’ai besoin d’un homme qui me tende la main
J’ai besoin d’un ami qui ne me donne rien
Que la douceur d’un regard sans attente"

 

 

Métrodore3 Estelle Dougier.jpg

Les anges

 

 

 

Je vis du jaune émerger dans le noir, des petits carrés s’éclairèrent : les fenêtres.

  • Il faut prendre Métrodore, vite. Il faut partir, vite, soufflai-je à Linérès.

Je ramassai la lampe qu’elle avait fait tomber en retrouvant Métrodore. Je courus autour des cages, cherchant la porte du chenil. Je trouvai enfin une porte entièrement fermée. Les grilles montaient haut ; il était impossible de les escalader. D’ailleurs, pourquoi faire ? Elles donnaient sur une verrière qui recouvrait entièrement le chenil.

  • Je ne trouve pas de moyen d’ouvrir ! criai-je, affolé, à Linérès.

 

Du bruit, des crissements de pneu, des voix. Le jardin fut soudain illuminé. Deux voitures s’approchaient, leurs phares éclairaient les hautes herbes. Nous avions perdu. Je vis dans la vitre de la voiture de la gendarmerie le reflet de nos quatre yeux affolés.

La suite fut rapide. Les scènes défilèrent dans mes yeux comme un film en accéléré. Les cinq hommes – dont une femme – qui sortent en claquant les portières et braquent sur nous des pistolets de lumière. La surprise dans leurs yeux en nous voyant. Les voix dures qui aboient des choses et se mêlent aux aboiements furieux des chiens. Ils nous prennent et nous enserrent les mains. Ils crient des questions auxquelles nous ne répondons pas. Ils donnent un coup dans le grillage blanc, contre Métrodore, et attrapent Linérès.

 

 

Métrodore par Estelle Dougier.jpg

Métrodore, le chien pour qui l'aventure recommence.

 

Métrodore : s'enfuir ensemble pour tenir une promesse, résister contre l'ordre des professeurs, des médecins et des abandonneurs de chiens, rencontrer un vieux légionnaire qui détruit nos illusions, se souvenir d'un roman de nos huit ans, garder la mémoire des yeux d'une mère, réaliser qu'on est devenu un homme, prendre son père dans ses bras... Sans oublier la fascination de la nuit traversée par les lumières de la ville et les grosses fringales de pizzas.

Ce sera le troisième livre de Focale.

 

Daniel Andorc'h, pour Focale

 

 

07:38 Publié dans Métrodore | Lien permanent | Commentaires (1)