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15/04/2010

Renfort

Marie-Julie et Emilie.jpg

Marie-Julie et Emilie ont rejoint l'équipe de Focale.
C'est un soulagement pour Tieri, le capitaine qui sera accompagné au quotidien par les deux nouvelles membres de l'équipage.
C'est un soulagement, surtout, pour Daniel, qui n'en pouvait plus de faire la navette entre Tieri et Edith, entre Arles et Saint Jean en Ville. C'est enfin un soulagement pour tous ceux qui trouvaient que le téléphone sonnait trop souvent dans le vide au siège des éditions.

 

Marie-Julie Peltier s'occupe de créer un site internet, un vrai, pour le bateau Où sont les enfants. Focale, bien sûr, aura une belle place sur ce site.

 

Emilie Laurent est surtout (très) occupée à accompagner la sortie des trois premiers romans de Focale. Elle fait à peu près tout ce qu'il y a à faire, c'est dire si elle en fait !

 

Quant à la petite fille qu'on aperçoit, avec un grand bonnet, sur la photo encadrée, c'est Litli. Son rôle à elle est d'insuffler une âme dans chaque livre.

 

On peut envoyer des fleurs à Marie-Julie, Emilie et Litli à cette adresse :

Editions Où sont les enfants ?

Maison des éditeurs
Atelier des roues
Cité Yvan Audouard
13200 Arles


29/03/2010

La quatrième de couv de vos rêves

La quatrième de couv : le point de départ des futurs romans Focale.

Sam aux toilettes du 13.jpg
phot Édith CL

 

 

 

 

 

 

Notre nouvelle façon de faire de la photolittérature a trouvé son scénario à Arles, dans ses rues et dans le bureau de la maison des Éditeurs, à force de parler, parler, parler.

 

Tieri et Édith ont demandé au prochain auteur de Focale (Juliette Mezenc, qui blogue ici), d'écrire la quatrième de couverture du roman qu'elle voudrait faire. L'auteur a donc un petit espace pour nous donner une piste : soit les grandes lignes d'une histoire, soit un extrait, soit une critique, toutes les formes que peut revêtir une quatrième de couv sont les bienvenues.

 

À nous, ensuite, de chercher des lieux, des visages, des fringues... et de bloquer trois jours de "tournage" pour les prises de vue. Le soir des prises de vues, au cours desquelles le photographe sera entièrement libre de créer à sa guise, l'auteur pourra voir les photos, écrire en urgence et donner des instructions sur la façon dont elle compte faire avancer l'histoire. 
Le lendemain, le photographe repart dans la nature avec les acteurs... Et le soir, à nouveau, on montre les images faites dans la journée à l'auteur.



Nous cherchons à créer ainsi l'urgence, la création collective, mais surtout, à renverser la recette photolittéraire. Désormais le texte ne sera plus le moteur, ni les photos un prétexte, mais les deux médias s'épouseront dans la cocréation pour n'en faire qu'un.

 

Nous vivrons la première de cette nouvelle aventure en juillet 2010.

 

 

 

 

Quelques liens blogaux :



"Je m’amuse en me disant qu’on devrait réhabiliter les quatrièmes de couverture. Parfois trop reléguées au second-plan, expédiées à la dernière minute."

 

 

 

 

"Idéalement, il faudrait l’écrire avant le livre, pour ne pas se laisser influencer. Après tout, le lecteur, lui, ne se gêne pas : c’est par là qu’il commence."

 

 

 

Daniel Andorc'h

19/02/2010

L'âge du capitaine

Photos TB 105.jpg

Tieri Briet, peux-tu nous parler d'Où sont les enfants ? : ce nom étrange en forme de question, les désirs que tu avais en lançant cette maison, et maintenant, les chemins que tu voudrais lui faire prendre ?


C'est une vieille histoire. Où sont les enfants ? est un nom imaginé par des enfants au cours d'un atelier d'écriture. On cherchait un nom avec un point d'interrogation. Les enfants ont fait plusieurs listes de questions, et puis il a fallu choisir celle qu'on préférait. L'atelier avait lieu dans une grange où j'entreposais mes livres et où je m'isolais pour écrire romans et scénarios. Il fallait escalader une échelle pour y accéder et ne pas avoir trop peur des toiles d'araignées ou même des chauve-souris.


Longtemps, ta vie d'éditeur a été liée à la route, aux routes de France. À quoi ressemblent les soirées, les nuits et les pensées de l'aube d'un éditeur sur la route ?


A partir du moment où il y a eu 4 livres édités (La nef des fous, Disparue, Petite brouette de survie, Histoire à dormir debout), j'ai commencé à aller voir des libraires pour leur présenter la démarche d'Où sont les enfants ?, écouter ce qu'ils pensaient de cette idée d'utiliser la photo pour raconter des histoires aux enfants. Là j'ai beaucoup appris, visité des lieux qui avaient chacun trouvé leur propre équation pour donner envie de lire aux enfants. Les libraires jeunesse sont des personnalités à part, qui ont beaucoup à raconter et j'avais plutôt envie de les écouter que de leur faire l'article sur mes propres livres. Parce qu'ils sont passionnés. Parce qu'ils défendent une idée primordiale : sans les livres, il manque une part secrète et primordiale à l'intérieur d'une enfance. Je partais avec Kiga et des livres plein le coffre. On roulait du mardi au vendredi, une semaine sur deux et pour que ces tournées ne soient pas trop coûteuses, je dormais dans la voiture ou dans mon hamac. Le soir, après la fermeture des librairies on cherchait une forêt, on ramassait du bois pour faire un feu et repartir vers une autre ville et d'autres librairies. J'ai roulé pendant deux ans et visité 240 librairies, jusqu'au jour où ça m'a semblé intenable et que nous avons confié la diffusion à Pollen.

 

Notes

L'âge du capitaine est un problème de maths très dur à résoudre

Kiga est une chienne, nommée comme la sorcière du peintre Gasiorowski

 

01/02/2010

Mixage : Focale et VillaBar

Les voies photolittéraires sont mouvantes - insaisissables et mystérieuses.

 

C.Menendez.Avenir5.png
Cécile Menendez, pour L'avenir



La photolittérature est un art en chantier. Pour trouver les voies de l'approcher, il faut faire des tentatives. 
Focale I, II et III ont suivi le même principe.
Un auteur écrit un texte. L'éditeur cherche des photographes et fait sentir les textes aux photographes, les photographes aux auteurs. On se cherche, on se trouve ou l'on s'éloigne. Puis un couple est créé : le photographe se trouve armé d'un manuscrit, qu'il doit illustrer. Autant dire qu'il se trouve au bord du grand vide. Il a peur. Il a mal. Il y va.
Quelques mois plus tard, le livre est là. Il faut le lâcher maintenant, photographes et auteurs. Lâchez-le, il va partir bientôt pour la "fab" (fabrication).

Après Focale I, II, III, Tieri Briet s'est assis sur le grand fauteuil inconfortable de son expérience et a réfléchi. "Les photographes craquent", se dit-il. "Un de ces jours, l'une d'elle va se pointer avec une kalashnikov accrochée à la place de son objectif et va me planter". 
Il soupira beaucoup, ne but pas d'alcool car il est sobre, contrairement à la plupart de ses collaborateurs - et il se souvint de VillaBar.

 

JPB1.jpg
Sara pour John Peshran-Boor, VillaBar



VillaBar eut lieu à Paris (et un peu à Berlin) en 2007 et 2008. Mois après mois, le dimanche, photographes, auteurs et acteurs se réunissaient dans un bar et créaient ensemble des romans photos. Résultat saisissant pour de l'art de bar, comprenant toutefois des défauts qu'un éditeur se refuserait de commettre. Il faut donc adapter le concept de VillaBar à une collection comme Focale.
L'idée est là. Comment la mettre en route ?

 

 

C'est ce que nous sommes en train de  faire : créer des sessions littéraires qui ont la fulgurance de l'art vivant et la perfection de l'art éditorial. Nous nous trouvons au bord de quelque chose qui ressemble au cinéma : la confection des romans de Focale, à partir du numéro IV, ressemblera à un tournage.

L'auteur n'aura pas écrit un roman avant le tournage. Les acteurs ne connaîtront pas leur rôle. L'auteur et le(s) photographe(s) créeront ensemble, au cours d'une session qui devra ressembler à un miracle, un roman photograhié parfait.

 

 

Daniel Andorc'h

29/01/2010

Focale I, II & III

 

Focale s'ouvre avec trois romans, à paraître en 2010.

 

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Photo d'Estelle Dougier pour Métrodore

 

 

L'avenir,

écrit par Catherine Leblanc et photographié par Cécile Menendez.

 

Septième,

écrit par Madeline Roth et photographié par Lucie Pastureau.

 

Métrodore,

écrit par Édith de Cornulier-Lucinière et photographié par Estelle Dougier.

 

Trois titres qui cachent trois histoires baignées d'images photographiques.

 

Dans la collection Focale imaginée par l'éditeur Tieri Briet (Éditions Où sont les enfants ?), la photographie et la littérature s'épaulent pour créer des univers visuels et scénaristiques nouveaux...

Focale veut exaucer les prières d'un public qui a besoin de vrais livres d'aventures. Un public que les Anglo-saxons nomment "young adults" (entre 13 et 33 ans, et plus si affinités).

La soif et la faim de lire en images est de plus en plus grande. Il y a la Bande dessinée, qui s'est installée tout doucement, d'abord dans le mépris, puis dans l'indifférence, avant de devenir incontournable. 

Voilà maintenant venu le temps de la photolittérature.

 

Daniel Andorc'h, pour Focale

19/06/2009

Une nouvelle collection de romans photographiques pour adolescents

 

Septième et L'avenir sont les deux premiers titres d'une nouvelle collection pour adolescents, Focale.

 

logofocale.jpg

 

Focale explore un genre littéraire émergent, la « photolittérature ». Après en avoir démontré la puissance émotionnelle sur le terrain de l'album et de l'enfance, Où sont les enfants ? voulait depuis longtemps étendre ce nouveau langage au roman.

En proposant des romans photographiques, la collection Focale veut toucher par la force des images et du texte un public qu'on pourrait définir comme "jeunes adultes", entre 15 et 25 ans. Cette tranche d'âge, volontairement large, situe la collection dans une sphère littéraire qui va de Scripto (Gallimard) à Exprim' (Sarbacane) en passant par doAdo (Le Rouergue).

Dans les pays anglo-saxons, cette catégorie de public existe bel et bien, sous le terme « Youngs adults » et nous sommes en France aux prémisses d'une telle segmentation. Dans les bibliothèques, les librairies, chez les éditeurs se poursuit cette réflexion neuve, importante et fondatrice d'une nouvelle écriture romanesque.

Focale publiera deux titres par an, des romans photographiques en couleur, avec des écritures incisives, "à fleur de peau". L'enjeu est de taille : pour les adolescents d'aujourd'hui, l'image photographique est partout, comme pratique autant que comme culture. Il s'agit alors de montrer que le texte et l'image peuvent dialoguer, faire naître une autre expérience de lecture.

 

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(Couverture provisoire)

 


Septième et L'avenir, comme d'autres romans en préparation, ont été conçus à partir d'une démarche éditoriale particulière, déterminée pas à pas par la création des albums de Chahu-Bohu : Au commencement du projet existe d'abord un texte, pour lequel nous recherchons un photographe dont l'univers peut correspondre aux ambiances du roman. Ce choix, déterminant pour le livre à venir, implique l'accord de l'auteur. Commence alors une réflexion avec le photographe, puis l'organisation des prises de vues (personnages, décors, lumières) et, au fur et à mesure que naissent les photographies, une ébauche de maquette pour définir les images encore manquantes. A partir des images, le texte sera lui aussi en partie réécrit.


Cécile Menendez et Lucie Pastureau ont travaillé presque une année pour réaliser la soixantaine de photos que contiendra chaque livre. C'est une recherche de longue haleine, pour laquelle elles ont aussi plongé dans leurs archives. Le plus troublant est de voir ainsi naître un objet littéraire de haute intensité, conçu par ce dialogue de deux sensibilités jumelles.