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19/02/2010

L'âge du capitaine

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Tieri Briet, peux-tu nous parler d'Où sont les enfants ? : ce nom étrange en forme de question, les désirs que tu avais en lançant cette maison, et maintenant, les chemins que tu voudrais lui faire prendre ?


C'est une vieille histoire. Où sont les enfants ? est un nom imaginé par des enfants au cours d'un atelier d'écriture. On cherchait un nom avec un point d'interrogation. Les enfants ont fait plusieurs listes de questions, et puis il a fallu choisir celle qu'on préférait. L'atelier avait lieu dans une grange où j'entreposais mes livres et où je m'isolais pour écrire romans et scénarios. Il fallait escalader une échelle pour y accéder et ne pas avoir trop peur des toiles d'araignées ou même des chauve-souris.


Longtemps, ta vie d'éditeur a été liée à la route, aux routes de France. À quoi ressemblent les soirées, les nuits et les pensées de l'aube d'un éditeur sur la route ?


A partir du moment où il y a eu 4 livres édités (La nef des fous, Disparue, Petite brouette de survie, Histoire à dormir debout), j'ai commencé à aller voir des libraires pour leur présenter la démarche d'Où sont les enfants ?, écouter ce qu'ils pensaient de cette idée d'utiliser la photo pour raconter des histoires aux enfants. Là j'ai beaucoup appris, visité des lieux qui avaient chacun trouvé leur propre équation pour donner envie de lire aux enfants. Les libraires jeunesse sont des personnalités à part, qui ont beaucoup à raconter et j'avais plutôt envie de les écouter que de leur faire l'article sur mes propres livres. Parce qu'ils sont passionnés. Parce qu'ils défendent une idée primordiale : sans les livres, il manque une part secrète et primordiale à l'intérieur d'une enfance. Je partais avec Kiga et des livres plein le coffre. On roulait du mardi au vendredi, une semaine sur deux et pour que ces tournées ne soient pas trop coûteuses, je dormais dans la voiture ou dans mon hamac. Le soir, après la fermeture des librairies on cherchait une forêt, on ramassait du bois pour faire un feu et repartir vers une autre ville et d'autres librairies. J'ai roulé pendant deux ans et visité 240 librairies, jusqu'au jour où ça m'a semblé intenable et que nous avons confié la diffusion à Pollen.

 

Notes

L'âge du capitaine est un problème de maths très dur à résoudre

Kiga est une chienne, nommée comme la sorcière du peintre Gasiorowski

 

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