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01/02/2010

Mixage : Focale et VillaBar

Les voies photolittéraires sont mouvantes - insaisissables et mystérieuses.

 

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Cécile Menendez, pour L'avenir



La photolittérature est un art en chantier. Pour trouver les voies de l'approcher, il faut faire des tentatives. 
Focale I, II et III ont suivi le même principe.
Un auteur écrit un texte. L'éditeur cherche des photographes et fait sentir les textes aux photographes, les photographes aux auteurs. On se cherche, on se trouve ou l'on s'éloigne. Puis un couple est créé : le photographe se trouve armé d'un manuscrit, qu'il doit illustrer. Autant dire qu'il se trouve au bord du grand vide. Il a peur. Il a mal. Il y va.
Quelques mois plus tard, le livre est là. Il faut le lâcher maintenant, photographes et auteurs. Lâchez-le, il va partir bientôt pour la "fab" (fabrication).

Après Focale I, II, III, Tieri Briet s'est assis sur le grand fauteuil inconfortable de son expérience et a réfléchi. "Les photographes craquent", se dit-il. "Un de ces jours, l'une d'elle va se pointer avec une kalashnikov accrochée à la place de son objectif et va me planter". 
Il soupira beaucoup, ne but pas d'alcool car il est sobre, contrairement à la plupart de ses collaborateurs - et il se souvint de VillaBar.

 

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Sara pour John Peshran-Boor, VillaBar



VillaBar eut lieu à Paris (et un peu à Berlin) en 2007 et 2008. Mois après mois, le dimanche, photographes, auteurs et acteurs se réunissaient dans un bar et créaient ensemble des romans photos. Résultat saisissant pour de l'art de bar, comprenant toutefois des défauts qu'un éditeur se refuserait de commettre. Il faut donc adapter le concept de VillaBar à une collection comme Focale.
L'idée est là. Comment la mettre en route ?

 

 

C'est ce que nous sommes en train de  faire : créer des sessions littéraires qui ont la fulgurance de l'art vivant et la perfection de l'art éditorial. Nous nous trouvons au bord de quelque chose qui ressemble au cinéma : la confection des romans de Focale, à partir du numéro IV, ressemblera à un tournage.

L'auteur n'aura pas écrit un roman avant le tournage. Les acteurs ne connaîtront pas leur rôle. L'auteur et le(s) photographe(s) créeront ensemble, au cours d'une session qui devra ressembler à un miracle, un roman photograhié parfait.

 

 

Daniel Andorc'h

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